Romeos est un film allemand, réalisé en 2011 par Sabine Bernardi, sorti en salle en France en 2013. Il a comme particularité d'avoir casté un jeune homme non-trans pour le personnage de Lukas, un jeune homme trans gay.
https://www.nova-cinema.org/prog/2011/127/pink-screens/article/romeos
"Lukas vient d’avoir 20 ans. En cet été de canicule, il commence son service civil en même temps que sa meilleure amie Ine. Celle-ci est la seule à connaître son secret, secret qu’il aura beaucoup de difficultés à préserver quand, par erreur, il est placé dans le dortoir des filles. Les choses se compliquent lorsqu’il se brouille avec Ine et qu’il tombe amoureux d’un beau gosse un peu trop sûr de lui, remettant en question la vie qu’il s’est construite. Grâce à son rythme soutenu, ses couleurs chaudes, des interprètes charismatiques, Romeos, film sur la recherche et l’affirmation de soi, est étonnamment émouvant et éperdument romantique."
Dossier de presse en français (PDF - 1mo)
Il est visible en streaming payant sur le site d'UniversCiné.
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Mon avis, sans divulgâcher:
C'est un film que j'avais reculé de voir jusqu'à récemment, comme c'était le premier film sur cette thématique et que ça me touchait trop pour m'en approcher. Mais comme ces dernières années d'autres films sont sortis et que j'en ai été globalement déçu, je me suis dit qu'il était temps pour moi de voir Romeos.
Je me suis assez ennuyé. il y a globalement peu d'évolution des personnages, sauf vers la fin, et par touches, donc j'avais plutôt l'impression de voir un film sur comment se comporte de manière stéréotypée un jeune homme trans dans ses débuts de transition.
J'ai d'ailleurs trouvé que c'était une bonne représentation de divers clichés des FTMs des années 2000, ainsi que de l'aspect auto-centré d'une transition.
Malgré ça, c'est tout de même une bonne histoire sur des premiers désirs/amours gay, et ça aborde divers aspects de la transphobie au sein de l'administratif, de la vie familiale et de la vie affective, ainsi que l'homophobie en général, et avec pas mal d'empathie et surtout sans nous infliger des grosses scènes de violence.