6 mois sous Testo ! - 2011

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Tiré du blog qui avait précédé celui de "CHRONIK D’UN NÈGRE INVERTI ".

"[...] Tout ceci ne s'est pas produit 7 jours sur 7 dans l'allégresse. J'ai eu des doutes ("est-ce que je suis un 'vrai' trans ? = est-ce que c'est dans ma "nature"  ? au sens où si c'était pas "toujours là", depuis mes 1 ans, est-ce que c'est légitime"), des peurs ("je vais perdre ma mônmôn / les gens seront méchants avec elle"), des hésitations ("en même temps, à une époque j'ai kiffé être avec une fille en tant que fille, bref être lesbienne, donc je pourrais plus jamais être lesbienne / et puis aussi j'étais "heureuse" avec X en tant que fille hétéro, donc c'est peut-être qu'une phase ?"), des envies de conformité ("pourquoi devenir un mec si la majeur partie du temps je suis attiré par des mecs - à bite ou à chatte ou à bitechatte - bref c'est pas plus simple d'être une meuf hétéro tendance bi, qu'un pédé parfois bi ?") , des rappels à une soit disant lucidité féministe ("pourquoi 'choisir' la difficulté, il suffirait de rester femme, mais autrement, alors qu'en transitionnant je confirme les normes de genre etc), des envies de ressembler à tel ou tel type de trans , sans savoir ce que moi -  même si ce moi est toujours produit par des influences - je voudrais indépendamment de ce qui m'entoure (rendre la torsoplatie inéluctable alors que je kiffe mes [les] seins pour encore un moment ou définitivement, no sé).

Aussi, je pourrais passer des heures à parler de ce que le fait de passer pour homme m'apporte/change/crée. L'impression de ne plus être grosse mais costaud, soit de donner l'impression d'avoir une carrure, le monde se contrefichant désormais de mes hypothétiques vergetures. Le fait que les musiciens ne me prennent plus pour une conne dans les magasins mais pour un connaisseur. Le fait de marcher dans la rue sans que des mecs se sentent obligés de m'expliquer qu'ils aiment mon cul. Mais négritude oblige, je peux aussi noter le fait que sur les chat pédés les gars n'arrivent pas à comprendre - sans m'insulter - que je ne pourrais pas les baiser avec ma "grosse queue de renoi". Que je n'ai pas forcément "de potes de quartiers" à les présenter afin de les gang banger. J'te jure, je ne rigole pas... Pour ce qui est de la bite, c'est un classique du racialisme n'est-ce pas. Mais le truc des potes là ? Je ne m'y attendais pas du tout. Il faut croire que les garçons noirs, nous sommes présumés en "bande" - même quand on est face à notre écran d'ordinateur ! -  et nous aurions des potes, bandés tels des mulets, toujours disposés à défoncer des culs et faire avaler du foutre à des blancHEs. Sans parler des vigiles plus suspicieux qu'avant dans les magasins. Mais, ici le changement est léger. Pour plein de raisons (dont mon expression de genre façon race d'ep*) je n'ai pas l'air trop trop dangereux. Un gay noir me l'avait dit, fait confirmé. 

* Race d'Ep = pédéraste en verlan et ça renvoie à un film sur les gays. Enfin les "homosexuels".

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