Lien vers l'article de blog d'origine
Eric était un jeune homme trans qui tenait un blog documentant entre autre sa transition. Dans l'un de ses articles, il détaille son exploration de relations sexuelles avec des hommes non-trans.
"[...] Je me souviens surtout, à notre toute première rencontre [Avec un autre garçon trans qu'il connait], une discussion où je lui avait raconté être sorti avec des garçons durant ma période "fille", alors que lui, jamais, il n’aurait pas pu. 3 ans plus tard, au Folie’s, je le croise flirtant avec un mec et il m’avoue avoir commencé à mater un peu de ce côté. Quelques mois après, à une terrasse de café, en marge d’une quelconque manifestation, on discute de ces nouveaux désirs survenus avec la testo. [...]
Transition idéale pour bifurquer sur une anecdote new-yorkaise. Je suis sorti deux fois dans des bars gays, idéalement situé à un bloc de mon hôtel, et ai fini mes deux soirées avec un mec. Un asiatique et un métis esquimau/black. Deux belles expériences. La deuxième fut assez troublante... J’ai ramené cet esquimau géant dans le placard qui me servait de chambre, et après quelques caresses, quelques massages, nous nous sommes endormis. Ce n’est que le lendemain matin, au réveil, que nous avons échangés des caresses plus sensuelles, plus sexuelles, et avons continué sur un 69. Je précise qu’il faisait jour dans ma chambre... He wanted me to fuck him. "But I don’t have a cock !" "Yes, you have !"... Un peu plus tard, alors qu’il observait mes cicatrices au torse, il finit par me questionner dessus. Je lui réponds naturellement "I used to be a female... with big boobs..." "no way !" Et il ajouta simplement qu’il se disait bien que c’était tout mouillé, en dessous de "my cock". J’étais fasciné par sa surprise sincère, par le fait qu’il ai réalisé, après coup, ma trans-identité, et par sa constante admiration, avant et après cette révélation. Je n’ai jamais reçu autant de compliment au lit que ce matin là. Pour lui, j’étais parfait, de la tête au pied. Je ne sais pas, je n’ai pas pensé à demander s’il avait déjà couché avec une fille avant, ce qui expliquerait sa crédulité. Je savais déjà que mon dicklit, mon clito hypertrophié sous l’effet des hormones, avait une tête de gland, mais il n’est pas plus gros qu’un pouce et mes lèvres ne sont pas des testicules... Cela n’empêche que pour lui, j’étais probablement doté d’un micro-pénis !
Je n’ai pas de conclusion psychologique ou philosophique à cette histoire. Je savais déjà qu’à présent il n’y a nul doute que, dans le regard des gens, je suis clairement un garçon, et depuis que ma barbe s’est fournie, je fais plutôt mon âge. Cette anecdote me serait arrivé il y a quelques années (mais je n’aurais pas fini avec un mec rencontré dans un bar en ces temps reculés !), cela aurait boosté mon ego et ma confiance en moi. Mais aujourd’hui, et depuis un bon bout de temps, je me sens bien dans ma tête et dans ma peau, et je n’ai plus besoin de la confirmation des autres pour me savoir masculin. Cela restera juste un bon souvenir de voyage..."